Je ne crois pas avoir connu figure plus marquante
cette année que Cronenberg pour le cinéma, et
Ryû Murakami pour la littérature.
Bleu Presque Transparent est son premier roman,
écrit à seulement vingt quatre ans (damn!).
Je ne serai pas étonné d’apprendre que ce bouquin ai pu avoir
de l’influence sur les premiers ouvrages d’Ellis, Zombies
ou Less Than Zero, tant les similitudes sont troublantes.
Bleu Presque Transparent raconte l’histoire d’une bande
d’adolescents nippons totalement en rupture avec la
société japonaise de la fin des seventies.
C’est cru, violent, ça frappe fort, ça se boit d’une traite,
ça fait l’effet d’un bon cocktail qui décoiffe et, ce que j’aime
par dessus tout chez Murakami, c’est que c’est
esthétiquement magnifique. L’ambiance et la poésie
qui s’en dégage étouffent le côté glauque du récit,
on ne se sent pas mal à l’aise en parcourant le livre.
Et puis, au passage, pour ceux qui n’aiment pas
les pavés difficiles à lire, ce livre est fait pour vous :
ça se lit en deux ou trois heures et les paragraphes
coulent comme de l’eau.










Commentaires récents