Ben oui, j’ai bien nerdé sur les Mass Effect.
Il faut dire que le contexte politique intergalactique du XXIIème siècle
est on ne peut plus attrayant que celui de nos vieux briscards
franchouillards, n’en déplaise à certains.

Parce ce que Mass Effect, c’est du très lourd, hein, tous
ceux qui ont pu y goûter le savent. Le système de dialogues
et les choix laissés au joueur font qu’aucune partie n’a vraiment
le même scénario ni le même déroulement, ni les même personnages.
Le background et le scénar sont vraiment très riches et très fouillés,
ça faisait longtemps que j’avais pas pris autant mon pied à suivre
une histoire de jeu vidéo (à vrai dire, plus depuis les BioShock ou MGS)
Et puis mixer du RPG et du FPS, c’était pas forcément un truc facile à
faire (d’ailleurs les développeurs ont mis trois épisodes pour réussir) et
finalement c’est ‘bien bien chouette’ (vlan. Y’a du vocabulaire là, hein.)
Et puis la fin, la fin est démentielle, bordel.
Je ne peux que vous conseiller, joueurs aguerris, de jouer au jeu
en VO (en anglais donc), sans quoi l’expérience est beaucoup moins riche.
Encore une fois, les différences linguistiques altèrent un peu la profondeur du
scénario et dégomment bien comme il faut la sémantique sensationnelle
de la série. Ainsi, si le terme Moissonneur est assez bien choisi, il est malgré tout
insuffisant comparé au nom original du bestiau : Reaper, qui, en plus de signifier
moissonneur, est également le nom donné à la Grande Faucheuse, à la Mort quoi,
et ça colle parfaitement avec le rôle sinistre de cette entité.
En extrapolant même un minimum, Shepard ça ressemble à ‘shepherd’,
notre héros serait donc le berger qui doit guider son peuple et assurer son
salut. En plus de cela, Shepard trouve une sorte de monolithe rocheux qui
lui envoie une vision du futur et de l’Apocalypse… bref, y’a de l’inspi Biblique
et Space Odyssey à tout va (les balises prothéennes, et surtout les relais
cosmodésiques (sortes d’autoroutes galactique) c’est presque un copier-coller
des monolithes de la saga Space Odyssey d’Arthur Clarke. Donc ouais, les
lointains petits-enfants de la littérature Sf : Mass Effect, Dead Space
et autres Crysis 2, c’est vraiment ma came, il faut croire. De toute façon
dès que y’a des gros flingues et que le héros a une combi, j’en suis.

Un autre exemple en faveur de la langue british : vous savez que les personnages
de Mass Effect sont inspirés de personnages réels (acteurs, mannequins)
et qu’ils doublent souvent eux-même leur homologue virtuel (c’est notamment
le cas d’Yvonne Strahovski, modèle physique de Miranda Lawson et doubleuse
officielle de son perso) A ce propos j’ai une question : le héros, Shepard, doit
son apparence physique au mannequin Mark Vanderloo. Sauf que, sur toutes
les images de promo des jeux (des simples illustrations à la jaquette) ce n’est pas
le vrai visage de Shepard qui apparait, mais plutôt un type lambda
(ex : ici, une image officielle avec un ‘faux’ Shepard / ici le vrai)
Alors ? Pas les droits pour utiliser l’image du mannequin ou message
de BioWare pour signifier que « vous créez le mec que vous voulez » ?
(ouais, je me pose des questions existentielles parfois hein)
En plus de perdre en qualité de doublage (et c’est peu dire), vous perdez aussi
en richesse et en foisonnement dans le langage. Comment vraiment apprécier
le côté guindé de Samantha Traynor si on n’entend pas son accent londonien à
couper au couteau, les différentes fourchettes de langage entre Galariens,
Krogans, l’accent de Tali, et puis la sublime voix originale de Liara !
Mass Effect est fait pour l’anglais, en fait. Vraiment. C’est d’ailleurs presque
un défaut, avec un tel foisonnement d’espèces et de personnages de tous
horizons, que toute la galaxie ne parle qu’ANGLAIS…
J’ai ajouté des vidéos si vous cliquez sur les dessins. Celle du bonhomme
pas coloré est cool, c’est le trailer de lancement en images de synthèse
(étonnamment absent du jeu final) et il dépote bien comme if’
(enfin, pour les amateurs du genre, cela va de soi)
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