Last Exit to Brooklyn

Une récente lecture à vous proposer : Last Exit to Brooklyn,
par Hubert Selby Jr. Ca date des années 60 mais ça n’a pas
pris une seule ride. Pour les amateurs de Bukowski, d’Ellis
et des plus trashs bouquins de Ryu Murakami.

Au programme : des enfants qui subissent divers sévices sexuels,
des prostituées qui se font enfiler des manches à balai dans les parties,
et puis tout un tas de marins et d’homos qui se font fracasser
le crâne jusqu’à les réduire en bouillie. Non, n’y voyez rien
de malsain, hein. C’est de la pure poésie. Je vous jure.

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A Song of Ice and Fire

(j’ai mis une version Haute Def de
l’image si on clique sur la version couleur) 

Ouais, après mon séjour en Belgique chez Thom et Léonie,
j’ai révisé un peu les arcanes de la série Game of Thrones,
me suis mis un peu à jour concernant les clans, qui à poignardé
qui et qui a tiré son coup à droite à gauche, du coup je pense
sérieusement à mettre les mains sur les bouquins de George R.R. Martin.
Comme tout le monde me direz-vous.

J’espère que ça vaut le coup.

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Men Behind the Sun (Camp 731)

Il y a les films d’horreur que l’on prend plaisir à regarder,
à l’aspect gore souvent surabondant, qui font frémir, parfois
même rire, bref qui déclenchent quelque chose qu’on ne parvient
pas franchement à expliquer mais qui s’apparente plus ou moins
à du plaisir. Un film d’horreur, ce n’est pas un genre en soi, vu
qu’à peu près tout peut s’y apparenter. Il y a autant de genres
de films qu’il y a de genres de films d’horreur, si tant et bien que
l’appellation ’d'horreur’ ne veut finalement plus dire grand chose.
Finalement, la définition est assez personnelle suivant ce qu’on
est capable de supporter.

Mais alors, comment décrire Men Behind The Sun si ce n’est en
utilisant ce terme, puisque s’il y a bien un film à qui se prête cette
dénomination, c’est lui. L’horreur, la cruauté la plus sincère et la
plus nue est dans ce film. Le tout dans la gratuité la plus totale, sans
apparat. Je n’ai jamais vu un film qui soit aussi atroce et aussi franc.
Et tous les Cannibal Holocaust et autres Human Centipede ne peuvent
pas rivaliser avec ce film, et ne le pourront jamais. Parce qu’on ne peut
pas rivaliser avec la réalité, et encore moins avec l’Histoire.
Oui. L’histoire qui nous est contée est vraie. Oui, l’humanité est
une chienne, et le terme est d’ailleurs mal choisi car aucun animal ne
pourrait se montrer aussi infect avec sa propre espèce ou avec une autre.

On peut se demander où est la limite entre le voyeurisme et la dénonciation.
Il y a sans doute un peu des deux, oscillant sans cesse sur le fil de ce qu’il est
humainement possible d’accepter. C’est là le tour de force du film : non content
de nous torturer les intestins et les yeux en nous montrant une sucession de
scènes de tortures à en vomir, le cinéaste réussit à instaurer un véritable
sentiment de culpabilité au spectateur.

Je ne peux pas vous demander, pour une fois, de regarder
ce film, parce qu’on ne peut éprouver aucun plaisir à le faire.
Le simple fait de le regarder, c’est déjà s’infliger une torture en soi,
prendre un peu sur nous de toutes ces atrocités. Comme un père qui ferait
tirer une latte à son gamin pour le dégoûter de la cigarette, Tun-Fei Mou
nous offre son film pour nous dégoûter à tout jamais de la cruauté dont
on se délecte, cette cruauté viscérale qui se cache en chaque être humain.

 Ps : (Pierre, tu te souviendras sans doute de la
micro-séance qu’on a fait chez
 Matthieu pour
ce film, et du malaise qu’il peut provoquer.)

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Tumblr c’est supr

J’avais presque oublié de vous dire que j’avais ouvert
un compte Tumblr (en fait je l’ai crié sur tous les toits sauf ici).
Du coup, pour y accéder, soit vous cliquez sur le bonhomme
ci-dessus soit sur la petite araignée blanche dans le menu de droite
(avis aux personnes qui liraient ceci dans un futur lointain où la
petite araignée dans le menu de droite n’existerait plus : Loïc du
futur est devenu quelqu’un de malin et a remplacé l’araignée par
un autre icône qui pourra vous conduire sur le tumblr)

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Mass Effect

Ben oui, j’ai bien nerdé sur les Mass Effect.
Il faut dire que le contexte politique intergalactique du XXIIème siècle
est on ne peut plus attrayant que celui de nos vieux briscards
franchouillards, n’en déplaise à certains.

Parce ce que Mass Effect, c’est du très lourd, hein, tous
ceux qui ont pu y goûter le savent. Le système de dialogues
et les choix laissés au joueur font qu’aucune partie n’a vraiment
le même scénario ni le même déroulement, ni les même personnages.
Le background et le scénar sont vraiment très riches et très fouillés,
ça faisait longtemps que j’avais pas pris autant mon pied à suivre
une histoire de jeu vidéo (à vrai dire, plus depuis les BioShock ou MGS)
Et puis mixer du RPG et du FPS, c’était pas forcément un truc facile à
faire (d’ailleurs les développeurs ont mis trois épisodes pour réussir) et
finalement c’est ‘bien bien chouette’ (vlan. Y’a du vocabulaire là, hein.)
Et puis la fin, la fin est démentielle, bordel.

Je ne peux que vous conseiller, joueurs aguerris, de jouer au jeu
en VO (en anglais donc), sans quoi l’expérience est beaucoup moins riche.
Encore une fois, les différences linguistiques altèrent un peu la profondeur du
scénario et dégomment bien comme il faut la sémantique sensationnelle
de la série. Ainsi, si le terme Moissonneur est assez bien choisi, il est malgré tout
insuffisant comparé au nom original du bestiau : Reaper, qui, en plus de signifier
moissonneur, est également le nom donné à la Grande Faucheuse, à la Mort quoi,
et ça colle parfaitement avec le rôle sinistre de cette entité.
En extrapolant même un minimum, Shepard ça ressemble à ‘shepherd’,
notre héros serait donc le berger qui doit guider son peuple et assurer son
salut. En plus de cela, Shepard trouve une sorte de monolithe rocheux qui
lui envoie une vision du futur et de l’Apocalypse… bref, y’a de l’inspi Biblique
et Space Odyssey à tout va (les balises prothéennes, et surtout les relais
cosmodésiques (sortes d’autoroutes galactique) c’est presque un copier-coller
des monolithes de la saga Space Odyssey d’Arthur Clarke. Donc ouais, les
lointains petits-enfants de la littérature Sf : Mass Effect, Dead Space
et autres Crysis 2, c’est vraiment ma came, il faut croire. De toute façon
dès que y’a des gros flingues et que le héros a une combi, j’en suis.

Un autre exemple en faveur de la langue british : vous savez que les personnages
de Mass Effect sont inspirés de personnages réels (acteurs, mannequins)
et qu’ils doublent souvent eux-même leur homologue virtuel (c’est notamment
le cas d’Yvonne Strahovski, modèle physique de Miranda Lawson et doubleuse
officielle de son perso) A ce propos j’ai une question : le héros, Shepard, doit
son apparence physique au mannequin Mark Vanderloo. Sauf que, sur toutes
les images de promo des jeux (des simples illustrations à la jaquette) ce n’est pas
le vrai visage de Shepard qui apparait, mais plutôt un type lambda
(ex : ici, une image officielle avec un ‘faux’ Shepard / ici le vrai)
Alors ? Pas les droits pour utiliser l’image du mannequin ou message
de BioWare pour signifier que « vous créez le mec que vous voulez » ?
(ouais, je me pose des questions existentielles parfois hein)

En plus de perdre en qualité de doublage (et c’est peu dire), vous perdez aussi
en richesse et en foisonnement dans le langage. Comment vraiment apprécier
le côté guindé de Samantha Traynor si on n’entend pas son accent londonien à
couper au couteau, les différentes fourchettes de langage entre Galariens,
Krogans, l’accent de Tali, et puis la sublime voix originale de Liara !

Mass Effect est fait pour l’anglais, en fait. Vraiment. C’est d’ailleurs presque
un défaut, avec un tel foisonnement d’espèces et de personnages de tous
horizons, que toute la galaxie ne parle qu’ANGLAIS…

J’ai ajouté des vidéos si vous cliquez sur les dessins. Celle du bonhomme
pas coloré est cool, c’est le trailer de lancement en images de synthèse
(étonnamment absent du jeu final) et il dépote bien comme if’
(enfin, pour les amateurs du genre, cela va de soi)

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