Archive | CinéClub RSS feed for this section

Woody me tient toujours en haleine

Bien. Magnifique jeu de mot, n’est-ce pas ?
Bon, alors aujourd’hui je vais parler un peu
du nouveau film de Woody Allen.
Parce que j’ai envie.

Je ne suis pas un fin connaisseur de l’oeuvre d’Allen,
je n’ai suivi ses films qu’à partir des « derniers » (à partir de Small Time Crooks
(Escrocs mais pas trop)) et je n’ai pas envie de commenter
sa vie privée, son mariage avec sa fille adoptive etc etc.

Mais c’est un réalisateur vraiment atypique,
capable de passes-passes incroyables, de mises en scènes délurées
et se permettant à peu près tout.
L’univers d’Allen est riche, loufoque, utilisant tous les codes
et les genres que le cinéma peut lui offrir, et
agrémente toujours le tout de sa patte inimitable.

Si vous ne connaissez pas bien l’univers
de ce sacré bonhomme, voici donc quelques
commentaires sur ses dernières productions.

The Curse of the Jade Scorpion

(un court extrait du film si tu cliques sur l’image)

Sorti en 2001, le Sortilège du Scorpion de Jade (en français) fut
très bien accueilli par la critique, malgré le fait qu’Allen déteste ce film
et sa propre performance d’acteur.
Il est pourtant un de mes Woody Allen favori, très drôle,
avec une très bonne ambiance années 40 et des acteurs brillants
(Helen Hunt et Woody Allen s’envoyant des piques farouches,
Charlize Theron se la jouant façon Jessica Rabbit)

Le scénario est intrigant, haletant et les
répliques fantastiques.

Ensuite, j’ai loupé Hollywood Ending et Anything Else. Et oui.

Vint ensuite Melinda & Melinda, (pour l’info, c’est le tout
premier film de Woody Allen que j’ai vu) une sorte
d’essai, de film-concept où deux réalisateurs imaginent
une même histoire d’un point de vue comique et tragique.
Côté casting, que du lourd : Radha Mitchell, Chloe Sevigny,
Will Ferell, Steve Carell, Chiwetel Ejiofor, Josh Brolin
et Amanda Peet. Rien que ça !
(Il n’avait pas réuni un aussi gros casting depuis
Deconstructing Harry)

L’an d’après, c’est l’immense succès de Match Point qui se profile.
Woody jette cette fois son dévolu sur Scarlett Johansson
et Jonathan Rhys-Meyer.
Le film obtient moult récompenses (Oscar du meilleur scénario original,
César du meilleur film étranger et pas moins de 4 Golden Globes)
à travers le monde et rapporte plus de 85 millions de dollars.
Bon, si vous ne l’avez pas vu, je crois que vous savez ce qui vous
reste à faire.

Scoop


(La Bande Annonce si tu cliques sur l’image)

Scoop frise l’excellence.
Sorte de savant mélange entre Small Time Crooks
et Match Point, il offre 1h30 de pur régal.
Les deux acolytes improbables Scarlett Johansson/Woody Allen himself
sont tout simplement hallucinants dans leurs rôles des
deux plus mauvais reporter de la création, enrôlés par le
fantôme de Ian McShane pour piéger le beau gosse richissime
campé par Hugh Jackman.

Pas le temps de regarder l’heure, on rit aux éclats des bouffonneries
de Woody, qui en remet toujours une couche.
A mon avis, le film n’a pas eu le succès qu’il méritait,
sans doute un peu éclipsé par son incroyable ainé Match Point.

Vint ensuite Cassandra’s Dream, pour achever la trilogie Londonienne.
Film plus sombre et pessimiste que ses habituelles productions, Allen prouve
qu’il maitrise tous les genres.
Ewan McGregor en jeune impulsif assoiffé de réussite et Colin Farell
en gambler invétéré s’en sortent redoutablement bien.
C’est comme si Woody arrivait à tirer le meilleur de chacun des
acteurs avec lesquels ils travaillait.

Et puis l’erreur.
Vicky Cristina Barcelona, d’un ennui mortel.
Le trio de pin-up (Scarlett – Pénélope Cruz – Rebecca Hall)
n’empêche pas le scénario de sombrer, et même Javier Bardem
n’y pourra rien : non, non, non, il n’y a rien à sauver de ce film.
Quand on fait 1 film par an, il y en a forcément des bons et des moins
bons, et VCB joue sans aucun doute dans la seconde catégorie.

Whatever Works

(une interview sympatoche d’Evan Rachel Wood si tu cliques sur l’image)

Traumatisé par VCB, je décidai même de ne pas aller voir
Whatever Works au cinéma (et oui). Je n’avais pas envie
d’être déçu à ce point une nouvelle fois.
Force est de constater que j’avais tort. Après moult soirées
passées à deviser sur les films de Woody, et après la multitude de
louanges déversées sur Whatever Works, je cédais et me procurais
le film.

L’acteur vedette est Larry David (un monstre de la télévision
américaine, notamment créateur des séries Seinfeld et
Curb Your Enthusiasm (merci Sylvain)), dans le rôle de
toute une vie
(dixit Marion). En effet, Woody Allen laisse une grande
liberté à son comédien, adepte de l’improvisation.

Pour lui donner la réplique, Evan Rachel Wood, la jeune
starlette de 23ans née à Raleigh (Bon voyage à toi Yannick,
qui t’y exiles pendant deux mois !).
Wood est une artiste incroyable (vous l’avez peut-être déjà
croisée si vous regardez True Blood) et atypique, ceinture
noire de Tae Kwon Do (?), chanteuse… elle cumule.
(A noter : c’est une amie proche de Joseph Gordon-Levitt, et
la fiancée de Marilyn Manson)
Elle est complètement métamorphosée dans
son rôle de jeune idiote lambda.

Le film s’articule donc principalement autour de
ses deux personnages principaux. Allen est un
adepte des duo saugrenus, et encore une fois celui-ci n’échappe
pas à la règle.

Le résumé Allociné commenté :

Boris Yellnikoff est un génie de la physique qui a raté son mariage,
son prix Nobel et même son suicide. Désormais, ce brillant misanthrope vit seul,
jusqu’au soir où une jeune fugueuse, Melody, se retrouve affamée et transie de froid devant sa porte.

Boris lui accorde l’asile pour quelques nuits.
(Vous pouvez toujours essayer de faire pareil et d’accueillir une cloche
chez vous, mais à mon avis vous n’aurez
pas la chance de tomber sur Evan Rachel Wood, hein.)
Rapidement, Melody s’installe.
Les commentaires cyniques de Boris n’entament pas sa joie de vivre et peu à peu,
cet étrange couple apprend à cohabiter.
..

Voila. Je suis convaincu que Woody Allen
est un des plus grands monuments du cinéma américain,
produisant à un rythme effréné (un par an), et,
le plus souvent, des bonnes surprises.
Je me devais de parler de lui, qui est une
de mes sources d’inspiration pour mon propre travail.

Il vous faut voir au moins un de ses films dans
votre vie, sans quoi vous passez à côté de quelque chose.

Bon, ça reste mon humble avis…

Lire l'article entierCommentaires { 7 }

Jenna Fischer

C’est un vieux dessin, mais au final je ne me sentais pas
de l’avoir fait pour rien et de le laisser moisir dans
un dossier. Alors voila.

C’est Jenna Fischer, l’actrice phare de la
série The Office. C’est une fan de Joe Matt.
Je le dis parce que c’est assez rare pour être souligné.

Si les stars se mettent à aimer la Bd indé, cool, hein.

Bon, et béh c’est tout.
A demain.

Lire l'article entierCommentaires { 2 }

Inception

Il faut remettre les choses dans leur contexte.

Inception, j’en ai entendu parler il y a un sacré long moment.
Réunissant l’un de mes réalisateus préféré (Christopher Nolan) et l’un de mes acteurs
favori (Léonardo DiCaprio), le film avait pour pitch de base l’alléchante phrase :
« Un thriller surnaturel prenant place dans l’architecture de l’esprit ».
Le ton était donné, et Inception devenait logiquement LE film que j’attendais au tournant (avec Shutter Island of course).

Les mois ont passés, les teasers et les bandes-annonces aussi. L’attente insoutenable de la sortie s’est accrue.
Les magazines américains se sont déchainés, déversant une pluie de critiques 5 étoiles sur le film. A une semaine de la sortie française, il était temps pour moi de redescendre sur terre et de relativiser.
Je me suis rendu compte que je m’étais beaucoup trop monté la tête avec ce film, que je lui avait prêté trop d’importance et mis trop d’espoir en lui.

Je l’attendais tellement comme le messie que j’ai eu une grosse trouille du syndrôme Avatar, Star Wars et compagnie : on en fait des patacaisses, y allant à grand coup d’interviews, bandes-annonces inédites et affiches format univers, on monte de plus en plus le piédestal, on vends des goodies dans les Happy Meal et au final on ne peut qu’être déçu.
Je relachai donc la pression comme je pouvais et je laissais couler…

Vous comprenez donc toute l’affaire que c’était avant même la sortie du film,
et toutes les exigences que j’attendais de lui.
Et puis finalement, mercredi dernier, Maureen me prévenais
qu’il y aurait une avant-première à Lyon.
Jeudi j’achetais les places.
Vendredi nous nous retrouvions dans la salle.

Il est important de resituer aussi Christopher Nolan.

J’ai découvert le bonhomme il y a cinq ou six ans, avec Mémento et Insomnia.
Deux films qui m’avaient marqué (surtout Mémento, hein, resté célèbre par sa construction inversée : on part de la fin pour arriver au début) sans pour autant que je retienne son nom.
Vint ensuite Batman Begins (loin de m’avoir marqué), et puis Le Prestige, film qui me marqua tant que je décidai de me procurer le livre éponyme, et découvrai donc Christopher Priest, devenu un de mes auteurs phare.
Ensuite bien sûr, il y eut le très réussi The Dark Knight, 5ème film ayant fait le plus d’entrées de tous les temps (niveau mondial, s’il vous plait).
Nolan, en dix ans, a sût imposer sa griffe et devenir l’un des réalisateurs les plus « bankable » d’Hollywood, tout en conservant sa patte et ne se laissant jamais happer par les affres du succès.

Inception en est une nouvelle preuve.

« Rien n’est plus tenace qu’une idée »

Inception est construit en deux parties.
Deux heures de demi d’images coupées en deux parties égales et distinctes.
La première est une vaste introduction au film, à la mise en place du concept d’inception et aux explications (assez vague) des procédés.
La seconde est la mise en situation de ce concept.
En gros, une heure et quart de blabla et de découvertes des personnages, et une heure et quart d’action démentielle.

Le dernier né de Nolan assume très clairement son statut de Blockbuster sans jamais tomber dans le nanar ricain à gros budget :
les scènes d’actions sont d’une inventivité et d’une explosivité rare qui envoient le Bullet Time de Matrix directement à la poubelle (et ce sans être bourré d’effets spéciaux : à peu près 5 fois moins que pour un autre blockbuster de même budget).
On passe aussi par l’inévitable phase de recrutement d’une équipe de choc genre Ocean’s Eleven ou Mission Impossible, et on retrouve bien évidemment quelques traits d’humour convenus mais bien placés.

Qui dit blockbuster dit gros budget, et dit aussi casting à gros budget.
Encore une fois Inception ne déroge pas à la règle, se payant un casting ahurissant, même pour les plus petits rôles (Talulah Riley apparaissant pour une scène d’à peu près 10 secondes).
On retrouve donc bien entendu Leonardo DiCaprio, dans la peau de Cobb,
autoproclamé meilleur « extracteur » de la planète, un type renfermé, au lourd passé,
personnage principal et clé du film. Après Franck Wheeler et Teddy Daniels,
DiCap n’en finit pas d’incarner les types qui ont des soucis avec leur femme…
Son acolyte dans le film, Arthur, n’est autre que le talentueux Joseph Gordon-Levitt (Mysterious Skin, (500) Days of Summer).
On retrouve aussi Ellen Page, un personnage très important,
puisqu’elle n’est rien de moins que l’Architecte des rêves (non, ça ne fait pas penser à Matrix).
Elle se prénomme Ariane et son activité est donc de créer… des labyrinthes ! (bien vu le clin d’oeil mythologique les gars)
Cillian Murphy est très touchant dans le rôle d’un Fischer déphasé, Tom Hardy et Ken Watanabe impeccables dans leur rôle d’Eames et de Saito.
Marion Cotillard incarne quant à elle Mall, un personnage dont je ne peux parler sans spoiler l’histoire, donc je laisse ça de côté.

Finalement, l’originalité du film est aussi son défaut.
Le concept de l’Inception EST le film même, on assiste donc à une simple mise en situation, une « démo » de mission d’inception.
Le scénario de l’histoire tient sur deux lignes :
« Le directeur d’une importante compagnie fait appel à un groupe de mercenaires qui doit empêcher que le fils de son principal concurrent ne prenne la suite de son père. »

Inception est un film sophistiqué. Loin, l’intro éléctique et fracassante de Shutter Island, avec son côté oldies et son image patinée.
Loin, les scènes de tensions lentes mais ultra-violentes de Zodiac.
Loin la simplicité.
C’est peut-être là le seul défaut du film. Mais bon.
Je suis passé outre très facilement. J’ai adoré. Je le reverrai bien volontiers.

Pour son concept original, jamais vu auparavant et servi par des acteurs fascinants.
J’ai longtemps douté de son succès auprès du public (une VF qui a l’air abominable, une certaine difficulté d’accès) mais il faut croire que Nolan sait toujours s’attirer les foules :
avec 60 millions de dollars de recette en une semaine, il réalise la plus grosse perf’ du moment, boutant au passage Twilight hors du ring.

Conclusion :
J’ai volontairement laissé de côté tout un pan très intéressant du film (Marion Cotillard, son rôle et sa relation avec DiCap) pour ne pas vous spoiler le film.
J’espère sincèrement que vous irez le voir, et que vous viendrez partager cette expérience ici.

Oh, et puis, 5 bloggeurs français ont eu la chance de rencontrer l’équipe du film (comme je les envies et les hais pour ça… :)) et ont posté quelques vidéos assez intéressantes (à voir APRES le film bien entendu) :
c’est ici ou que ça se passe.
A bientôt.

Lire l'article entierCommentaires { 18 }

Dans les rêves de Léo

Oui, je suis allé voir Inception
en avant-première avec Maureen vendredi soir.

Je veux pas spoiler le film à tout le monde,
alors j’en ferai un long post quand il sortira.

A demain.

Lire l'article entierCommentaires { 0 }

GrindHouse

Ca y est. J’ai enfin rattrapé mon énorme creux culturel !
Ce week-end j’ai visionné Death Proof et Planet Terror.
Il était temps, me direz-vous.

Assez surpris du résultat.

Si Planet Terror était pile poil ce que je m’attendais à voir, Death Proof m’a quant à lui énormément surpris.

Le film de Tarantino pose son ambiance, ses personnages et explose au bout de 58 minutes.
Du diptyque, de sont mes 58 minutes préférées.
Scotché devant mon écran pendant une heure, à sentir la tension monter avec Russell au meilleur de sa forme.
Le problème de ce film, c’est qu’après ces 58 minutes de pure extase cinématographique, il y en a 58 autres…
58 longues et pénibles minutes qui n’en finissent pas, qui ne finissent pas non plus le film, inutiles au possible.
Pas la faute du casting (le deuxième quatuor étant aussi bon que le premier) mais sans doute à leurs histoires respectives (nulles au possible) et à cette tension complètement relâchée, et à une fin ultra-naze.
Dommage pour toi, Boulevard de la Mort, tes 5 étoiles sont mortes en même temps que Stuntman Mike.

Planet Terror et son casting de barge s’en sortent bien, un pur vrai-faux-nanar d’horreur complètement déjanté.
On voit pas le temps passer, c’est rafraichissant, c’est même parfois assez marrant.
Cool. Loin d’être exceptionnel, mais cool.

Bon dans l’ensemble c’était intéressant et l’univers était bien classe.
A voir. Affaire classée.

Lire l'article entierCommentaires { 12 }
Page 13 sur 16« Dé...1112131415...Fin »