Archives : Turner

London Birthday

Cette année, grâce à Maureen
(et mes parents), je suis allé fêter
mon anniversaire à Londres avec elle.
(le 7 avril, le jour de la mort du Christ…
brrr ! un vrai roux fils de Satan je suis)
En fait, on y est même resté 4 jours.

Voici un petit aperçu du voyage,
en croquis et annotations diverses.

Day 1 :
Gatwick Express – Cromwell Road – Gloucester Road – Hyde Park

Il est bon de retrouver l’Angleterre en cette période de doute
et de déroute. L’endroit est familier. Le quartier est français.
Une libraire nous dira plus tard : « de toute façon, tout Londres
est français ». Croisement des pays, croisement des langues.
Londres est un boulevard multiculturel.
Bagel; Hummingbird Bakery; London Pride

Posés dans Hyde Park. Il fait beau sur Londres.
Brise légère. Je suis en joie. De l’autre côté de
la Manche, rien ne peux plus m’atteindre.
Ni coups de fils, mails, boulots, amis, néant.

A Londres, nous sommes des fantômes.
Des fantômes errants au gré des rues.

Day 2 :
North Greenwich – Titanic – Hampstead Heath – Kenwood House

Après un Sausages & Eggs et un jus de fruit frais,
nous retrouvons notre vieil ami le Titanic, délocalisé
à North Greenwich, dans l’enceinte du O², un
gigantesque complexe polyvalent.
Ca ressemble à Disneyland, dit Maureen. Elle a raison.

L’exposition est magnifique.
Je touche un fragment de la carlingue du
Titanic. Je touche un vrai morceau du bateau
et j’approche son histoire. J’entre dans les cabines
reconstituées, j’apprends la vie des passagers.

Quand le Titanic sombre, je sombre avec lui.
Dans les profondeurs abyssales.
Surrounded by silence.

L’après-midi, direction le Nord, le
quartier d’Hampstead, la Kenwood House.
J’y retrouve Gainsborough, Rembrandt et Sargent.
Dehors, il y a un parc magnifique.
Des chiens partout. De la London Pride.
Ce domaine appartient à la famille Guiness.

Day 3 :
Ladbroke Grove – Portobello Market – Victoria & Albert Museum

Le Victoria & Albert Museum est incroyable.
Incroyablement grand, incroyablement beau,
incroyablement dense.
The Place to Be !

Nous allons voir une exposition sur les
Esthètes et le Culte de le Beauté dans l’art.
Il y a des peintures de l’incroyable Whistler,
Dante Rossetti, Burne-Jones, des plans
d’archi, des objets de Morris, des poèmes
d’Oscar Wilde… A la sortie,
Maureen m’offre une sublime édition
originale de The Picture of Dorian Gray
(un des livres les plus marquants qui soit).

Mais il reste encore tant à voir.
La partie picturale du musée (où je
retrouve JWM Turner), la partie Jewellery
où trônent d’innombrables montres, couronnes, colliers
et diamants, et puis les parties asiatiques,
et l’impressionnante collection de Katanas japonais.

Day 4 :
Aldgate – Brick Lane Market – Burger King

Le dernier jour est celui des achats :
Grâce à Maureen, je rapporte le Dvd de Sunshine,
le Franny and Zooey de Salinger et le Murphy de Beckett.
Dans la chambre d’hotel, je termine
The Damned United de David Peace, marqué à vie.

Il est temps de rentrer.
Temps d’arrêter la London Pride.
Un Double Whopper et puis s’en va.

Retour en France, avec le God Save the Queen repris
par Motörhead, et le Windowsill d’Arcade Fire.


Lire l'article entierCommentaires { 15 }

AUDIO POLAROID

En ce moment, pas trop le temps de faire des posts
méga long (mais ai-je déjà fait un post long ?)

J’ai lu le blog de mon ancienne camarade
de classe Marion et j’ai acheté les Taschen
sur Hopper et Turner :

Résultat, je suis en pleine crise culturelle
et picturale. Comprenez par là que j’ai envie d’écouter
pleins de musiques, lire pleins de livres et une furieuse
envie de me remettre à la peinture.

(En plus je suis retourné sur le blog de l’ami Patrick Guidot et
cet enfoiré de génie m’a donné une folle envie de dilapider le peu
de blé que j’ai dans de la peinture à l’huile…)

Du coup, voila un peu ce qui tourne dans mes écouteurs :
(c’est une expression, parce qu’en vrai j’ai pas d’écouteurs et en plus
la musique ne tourne pas littéralement dedans)

13th Floor Elevators / Archie Bronson Outfit / Black Rebel Motorcycle Club (Beat’s the Devil Tatoo) / Brian Jonestown Massacre (My Bloody Underground) / Cat Power (You Are Free) / Crystal Castles / Gallows (Great Britain) / Jay Reatard / Mark Lanegan (Bubblegum) / Roy Harper (Flat Baroque & Berserk) / Spacemen 3 / The Bloody Beetroots Death Crew 77 / The Velvet Underground / Thee Oh Sees / Tom Waits (My Bloody Valentine) / Uffie

Si vous êtes intéressé par la plupart de ces artistes etc, vous pouvez aller sur le blog de Marion qui fait souvent des chroniques, donc voila.

J’ai envie de faire pleins de concerts, des trucs sympas etc, mais je ne sais vraiment pas chercher sur le net, ce qui se fait sur Lyon etc. Si jamais quelqu’un connait un ou plusieurs bons site qui répertorient un peu les concerts (et trucs indé) sur Lyon, je suis preneur, hein !

En attendant un joli blog tout neuf pour bientôt,
je vous fais des gros poutous partout.

Lire l'article entierCommentaires { 3 }

Pluie Vapeur Vitesse

Il y a bon nombre de peintres qui m’émeuvent, dont j’adore le travail et que j’adule, et puis il y a Turner.
Turner et ses feux. Le feu dans le travail de Turner.

Moonlight, Peace-Burial at Sea, Brennendes Schiff, Snowstorm
et encore beaucoup d’autres (il y en a une belle galerie ici) de ses oeuvres me foutent sur les fesses.

J’ai des goûts très éclectiques, j’aime beaucoup de tableaux et d’installations d’à peu près toutes les périodes.
En matière d’art, je suis très souvent sacrément bon public.
Mais j’avoue que j’ai une forte attirance pour ces grands tableaux explosifs, qui vous prennent aux tripes, qui vous dévorent.
Turner, ça me submerge

.

Il y a de ces tableaux qui changent le visage de l’art, qui vous attrapent, qui arrivent à vous faire retourner en enfance, vous font entrapercevoir l’avenir, juste le temps d’un sentiment, d’une émotion, d’un ressenti.
Pluie Vapeur Vitesse, c’est ce tableau.
Inspirant ses contemporains et influençant, que dis-je, insufflant l’impressionnisme, Pluie Vapeur Vitesse est une continuelle source d’inspiration, même à notre époque (pour ceux qui ont vu la fin d’Haibane Renmei, où le clin d’oeil est plus que flagrant (et magnifique)).

 

 

J’ai feuilleté à l’Atelier Arbitraire un livre qui comparait les auteurs de Bd à des mouvements picturaux.
(On y retrouvait entre autre Blutch classé comme impressionniste de la Bd… marrant, hein)

Lorsque je vois l’évolution de la Bd depuis une cinquantaine d’années, je comprends que, même si comparer la peinture et la Bd est assez réducteur, on peux vraiment parler de différents mouvements de la Bd.
En regardant les productions des différents membres de l’atelier, je comprends, non, je ressens l’assimilation et la recherche de nouveauté, tendre à un nouveau visage de la Bd, comme l’on fait en leur temps tant d’auteurs.

Ouais, la Bd, c’est aussi vaste que la peinture. Il y en a pour tous les goûts.
Reste à savoir où est-ce que j’ai envie de me placer dans tout ça.

Je ne peux nier mon attirance pour la beauté esthétique, et en même temps les meilleures Bd que je lis sont la plupart du temps celles que les gens trouvent « mal dessinées »…
J’ai toujours le chic pour me retrouver le cul entre deux chaises, hein.

 

J’ai dit que la Bd ressemblait parfois à la peinture, je trouve que par certains aspects elle ressemble aussi beaucoup à la musique ou au cinéma.

Comme eux, la bande-dessinée est coincée entre le bon et le commercial.
Un immense pan de la Bd n’est pas connue du grand public, qui lui préféreras toujours les bonnes vieilles daubes parodiques.

Ainsi, des titres dégueulasses comme Sarkozix, les Blondes ou une pléthore de mangas nullasses trouveront toujours leur public, tout comme Diam’s, Christophe Maé, Street Dance et Camping 2.

Là où la différence se fait, c’est que la Bd est bien moins accessible que la musique et le cinéma.
Ainsi, même s’ils n’ont pas/ ou ne bénéficieront pas d’une publicité aussi importante qu’Amel Bent ou Justin Timberlake, il y a quand même un grand nombre de gens qui connaissent les Black Lips, Gallows ou les Bloody Beetroots.

La Bd, elle, n’est pas internationale, et ne bénéficie pas d’une publicité importante, et du coup, des milliers d’auteurs ultra talentueux ne sont pas reconnus à leur juste valeur…
Allez demander dans la rue à 100 personnes si elles connaissent Boris Bukulin ou Ruppert & Mulot, juste pour voir…

 

Bon, je me perds un peu.
J’ai réussi à passer de William Turner à Street Dance, et
ça, c’est le signe qu’il faut s’arrêter pour ce soir.

Mais je reviendrai. Oui. Je reviens toujours.

 

 

Lire l'article entierCommentaires { 8 }