Aujourd’hui 23 Mars, c’est l’anniversaire d’Akira Kurosawa.
Je ne suis pas un grand connaisseur des films de Kurosawa.
J’ai vu les grands classiques (comme beaucoup), Rashômon,
Les Sept Samouraïs et Le Chateau de l’Araignée, mais à part ça : niet.
Quand Alice m’a conseillé de regarder Dreams, j’ai décidé d’aller
me renseigner sur ce film et sur ce vieux bougre d’Akira.
Quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai découvert que sa carrière de
réalisateur s’était étendue sur plus de cinquante ans !
De 1943 à 1993, ce mec a réalisé des films. Je trouve ça incroyable.
J’aimerais bien me taper sa filmographie dans l’ordre pour voir si
on ressent les changements d’époque, l’évolution du matos, des thèmes,
tout ça. Ca doit être fichtrement intéressant.
(Note : il a réalisé en 1951 une adaptation de L’Idiot de Dostoïevski,
au Japon avec des Japonais… ça doit être marrant. Je mettrais la
main dessus, à l’occase. Il dit d’ailleurs à ce propos :
Since I was little I’ve liked Russian literature, but I find that I like Dostoevsky
the best and had long thought that this book would make a wonderful film.
He is still my favourite author, and he is the one — I still think
— who writes most honestly about human existence. »
Je sens que ce mec me plait de plus en plus)

Dreams est donc un des trois derniers films tourné par « le plus célèbre des japonais »,
datant de 1989, se déroule en huit tableaux, huit mini histoires (des rêves de
Kurosawa en fait) reliées ou non et qui prennent place dans les rêves passés, présents
et futurs du personnage principal, nous entraînant tour à tour dans l’univers
des contes japonais, dans le froid glacial, la seconde guerre mondiale, la catastrophe
nucléaire (comme une prédiction de ce qui allait vraiment arriver) et même
dans les tableaux de Van Gogh (campé par Martin Scorsese, ça ne s’invente pas !)
(J’ai un gros revival « Van Goghien » en ce moment, j’ai donc
vraiment pris plaisir à voir ce jeune artiste déambuler dans l’univers
du maître et essayer de s’y accrocher éperdument « attends, ne t’en vas
pas, j’ai besoin de tes conseils, je suis aussi perdu que toi… »)
Bref, l’esthétique du film est super léchée, très nippone dans l’âme
(certains passages m’ont rappelé le prodigieux Dolls de Kitano
(Notre bon Takeshi a t-il été inspiré par ce film malgré lui ?))
et la musique s’accorde merveilleusement bien avec les
différentes histoires. Un régal, en somme.
(Ps : Ici un beau dessin de Niv Bavarsky pour illustrer le film.
J’ai d’ailleurs le blog de ce fameux Niv en lien, je vous conseille
d’aller y jeter un oeil ça tabasse sec)















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