Archives : Polanski

Carnage

J’en connais qui vont dire : « c’est un Polanski mineur », « on ne sent pas
la patte de Polanski », « ça ne ressemble pas à du Polanski », « c’est une
vulgaire adaptation d’une pièce de théâtre », etc, etc.

A cela je n’aurai qu’une seule réponse : « Et alors ? »
Ce film n’en est pas moins une franche réussite, bourrée d’humour
et de cynisme. On rit à gorge déployée des piques mesquines
et des petits travers de ces deux couples bobos New-Yorkais.

La force du film repose encore une fois sur un casting sans faille :
du côté des dames, les deux actrices qui sont selon moi les
deux plus exemplaires de notre époque : Kate Winslet et Jodie Foster.
Chez les mecs, on retrouve l’excellent John C Reilly et l’hilarant Christoph Waltz,
sans doute le plus drôle du quatuor (chacune de ses interventions
sont à se pisser dessus, oui oui, n’ayons pas peur des mots).

Le couple Foster/Reilly donne la réplique à Winslet/Waltz,
et passe du discours propret et politiquement correct à un
véritable carnage verbal. Les apparences volent en éclats et
le tout explose dans une joute verbale acide, acharnée et carnassière.
Si les personnages en sortent vidés, on en ressort en revanche
complètement revigorés et rafraîchis.

Carnage est la définition même du mot « caustique ».

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Romans Policiers et Roman Polanski

Si j’ai toujours apprécié le cinéaste,
je n’ai pas toujours été tendre avec Polanski l’homme.
Pourtant, sa vie n’a pas toujours été très rose
(c’est même le pire euphémisme que je pouvais trouver :
sa famille fut déportée et tuée dans les camps, sa femme
tuée par un groupe d’adorateurs de Satan…)
et au final, on peut dire qu’il ne s’en est vraiment
pas mal tiré, à l’exception de plusieurs accusations
de viols sur mineures (rien que ça :/)

Mais bref, je ne vais pas revenir sur ces sordides
affaires dont j’avais déjà parlé il y a quelques années
dans mon post consacré à Sharon Tate.

Polanski c’est avant tout un cinéaste de génie,
capables de s’adapter à toutes les époques et
se renouvelant sans cesse.

On dit souvent que les meilleurs
partent les premiers…
Polanski, lui, est un survivant.
Puisse-t-il rester avec nous
encore un long moment.

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The Fearless Vampire Killers

Roman Polanski, Sharon Tate, des vampires,
beau beau beau et très rigolo.

Merci Thibaut.

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Rosemary’s Baby

Parfois, me documenter pour mieux construire mes bande-dessinées
m’amène à visionner des films. Ayant expliqué le scénario du tome 2
de Succube à Maureen, celle-ci me conseilla de regarder Rosemary’s Baby,
qui collait apparement assez bien au sujet.

Hier matin, j’ai donc regardé le petit bijou de Polanski.
Rosemary’s Baby est une vraie perle, Polanski fait grimper la tension
du début à la fin, chaque scène amenant inévitablement
vers la suivante, chaque dialogue amenant inévitablement à au final
attendu mais ô combien redouté.
Ce film colle parfaitement avec l’esprit que j’essaye d’insufler à Succube :
une histoire ésotérique où se mêlent sorcellerie et rites sataniques
(là où ils ne sont pas censés se trouver : en face de chez vous,
à deux pas de votre porte… surveillez même vos voisins !),
une jeune femme mal dans ses pompes, une sorte d’humour noir,
grinçant et une progéniture démoniaque.
Si vous ajoutez à cela qu’il y a des anagrammes, des passages secrets,
des vieux livres de magies poussiéreux, un talisman étrange,
une sorte de chant glauque à souhait et une petite blondinette (Mia Farrow)
naïve (on a souvent envie de la secouer) mais touchante (la pauvre,
elle ne se plaint presque pas de son sort), vous comprendrez
aisément que Polanski a réussi là un grand, un TRES grand film.
Dans un sens, c’est presque rageant de se dire que (presque) tout
ce que j’essaye de raconter avec Succube, Polanski l’a
déjà fait avec Rosemary’s Baby…
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