Il faut remettre les choses dans leur contexte.
Inception, j’en ai entendu parler il y a un sacré long moment.
Réunissant l’un de mes réalisateus préféré (Christopher Nolan) et l’un de mes acteurs
favori (Léonardo DiCaprio), le film avait pour pitch de base l’alléchante phrase :
« Un thriller surnaturel prenant place dans l’architecture de l’esprit ».
« Un thriller surnaturel prenant place dans l’architecture de l’esprit ».
Le ton était donné, et Inception devenait logiquement LE film que j’attendais au tournant (avec Shutter Island of course).

Les mois ont passés, les teasers et les bandes-annonces aussi. L’attente insoutenable de la sortie s’est accrue.
Les magazines américains se sont déchainés, déversant une pluie de critiques 5 étoiles sur le film. A une semaine de la sortie française, il était temps pour moi de redescendre sur terre et de relativiser.
Je me suis rendu compte que je m’étais beaucoup trop monté la tête avec ce film, que je lui avait prêté trop d’importance et mis trop d’espoir en lui.
Je l’attendais tellement comme le messie que j’ai eu une grosse trouille du syndrôme Avatar, Star Wars et compagnie : on en fait des patacaisses, y allant à grand coup d’interviews, bandes-annonces inédites et affiches format univers, on monte de plus en plus le piédestal, on vends des goodies dans les Happy Meal et au final on ne peut qu’être déçu.
Je relachai donc la pression comme je pouvais et je laissais couler…
Vous comprenez donc toute l’affaire que c’était avant même la sortie du film,
et toutes les exigences que j’attendais de lui.
et toutes les exigences que j’attendais de lui.
Et puis finalement, mercredi dernier, Maureen me prévenais
qu’il y aurait une avant-première à Lyon.
Jeudi j’achetais les places.
Vendredi nous nous retrouvions dans la salle.
qu’il y aurait une avant-première à Lyon.
Jeudi j’achetais les places.
Vendredi nous nous retrouvions dans la salle.

Il est important de resituer aussi Christopher Nolan.
J’ai découvert le bonhomme il y a cinq ou six ans, avec Mémento et Insomnia.
Deux films qui m’avaient marqué (surtout Mémento, hein, resté célèbre par sa construction inversée : on part de la fin pour arriver au début) sans pour autant que je retienne son nom.
Vint ensuite Batman Begins (loin de m’avoir marqué), et puis Le Prestige, film qui me marqua tant que je décidai de me procurer le livre éponyme, et découvrai donc Christopher Priest, devenu un de mes auteurs phare.
Ensuite bien sûr, il y eut le très réussi The Dark Knight, 5ème film ayant fait le plus d’entrées de tous les temps (niveau mondial, s’il vous plait).
Nolan, en dix ans, a sût imposer sa griffe et devenir l’un des réalisateurs les plus « bankable » d’Hollywood, tout en conservant sa patte et ne se laissant jamais happer par les affres du succès.
Inception en est une nouvelle preuve.

« Rien n’est plus tenace qu’une idée »
Inception est construit en deux parties.
Deux heures de demi d’images coupées en deux parties égales et distinctes.
La première est une vaste introduction au film, à la mise en place du concept d’inception et aux explications (assez vague) des procédés.
La seconde est la mise en situation de ce concept.
En gros, une heure et quart de blabla et de découvertes des personnages, et une heure et quart d’action démentielle.
Le dernier né de Nolan assume très clairement son statut de Blockbuster sans jamais tomber dans le nanar ricain à gros budget :
les scènes d’actions sont d’une inventivité et d’une explosivité rare qui envoient le Bullet Time de Matrix directement à la poubelle (et ce sans être bourré d’effets spéciaux : à peu près 5 fois moins que pour un autre blockbuster de même budget).
On passe aussi par l’inévitable phase de recrutement d’une équipe de choc genre Ocean’s Eleven ou Mission Impossible, et on retrouve bien évidemment quelques traits d’humour convenus mais bien placés.
Qui dit blockbuster dit gros budget, et dit aussi casting à gros budget.
Encore une fois Inception ne déroge pas à la règle, se payant un casting ahurissant, même pour les plus petits rôles (Talulah Riley apparaissant pour une scène d’à peu près 10 secondes).
On retrouve donc bien entendu Leonardo DiCaprio, dans la peau de Cobb,
autoproclamé meilleur « extracteur » de la planète, un type renfermé, au lourd passé,
personnage principal et clé du film. Après Franck Wheeler et Teddy Daniels,
DiCap n’en finit pas d’incarner les types qui ont des soucis avec leur femme…
autoproclamé meilleur « extracteur » de la planète, un type renfermé, au lourd passé,
personnage principal et clé du film. Après Franck Wheeler et Teddy Daniels,
DiCap n’en finit pas d’incarner les types qui ont des soucis avec leur femme…
Son acolyte dans le film, Arthur, n’est autre que le talentueux Joseph Gordon-Levitt (Mysterious Skin, (500) Days of Summer).
On retrouve aussi Ellen Page, un personnage très important,
puisqu’elle n’est rien de moins que l’Architecte des rêves (non, ça ne fait pas penser à Matrix).
Elle se prénomme Ariane et son activité est donc de créer… des labyrinthes ! (bien vu le clin d’oeil mythologique les gars)
puisqu’elle n’est rien de moins que l’Architecte des rêves (non, ça ne fait pas penser à Matrix).
Elle se prénomme Ariane et son activité est donc de créer… des labyrinthes ! (bien vu le clin d’oeil mythologique les gars)
Cillian Murphy est très touchant dans le rôle d’un Fischer déphasé, Tom Hardy et Ken Watanabe impeccables dans leur rôle d’Eames et de Saito.
Marion Cotillard incarne quant à elle Mall, un personnage dont je ne peux parler sans spoiler l’histoire, donc je laisse ça de côté.
Finalement, l’originalité du film est aussi son défaut.
Le concept de l’Inception EST le film même, on assiste donc à une simple mise en situation, une « démo » de mission d’inception.
Le scénario de l’histoire tient sur deux lignes :
« Le directeur d’une importante compagnie fait appel à un groupe de mercenaires qui doit empêcher que le fils de son principal concurrent ne prenne la suite de son père. »
Inception est un film sophistiqué. Loin, l’intro éléctique et fracassante de Shutter Island, avec son côté oldies et son image patinée.
Loin, les scènes de tensions lentes mais ultra-violentes de Zodiac.
Loin la simplicité.
Loin, les scènes de tensions lentes mais ultra-violentes de Zodiac.
Loin la simplicité.
C’est peut-être là le seul défaut du film. Mais bon.
Je suis passé outre très facilement. J’ai adoré. Je le reverrai bien volontiers.
Pour son concept original, jamais vu auparavant et servi par des acteurs fascinants.
J’ai longtemps douté de son succès auprès du public (une VF qui a l’air abominable, une certaine difficulté d’accès) mais il faut croire que Nolan sait toujours s’attirer les foules :
avec 60 millions de dollars de recette en une semaine, il réalise la plus grosse perf’ du moment, boutant au passage Twilight hors du ring.

Conclusion :
J’ai volontairement laissé de côté tout un pan très intéressant du film (Marion Cotillard, son rôle et sa relation avec DiCap) pour ne pas vous spoiler le film.
J’espère sincèrement que vous irez le voir, et que vous viendrez partager cette expérience ici.
Oh, et puis, 5 bloggeurs français ont eu la chance de rencontrer l’équipe du film (comme je les envies et les hais pour ça… :)) et ont posté quelques vidéos assez intéressantes (à voir APRES le film bien entendu) :
A bientôt.









Commentaires récents