Si certains m’écoutent encore quand je parle (ils se font de plus en
plus rares), ils m’entendront sans doute déblatérer pour la millième fois
que Cowboy Bebop, c’est la meilleure série d’animation jap, et patati et patatra.
Ce blog est lui-même truffé de dessins mettant à l’honneur le Bebop et ses habitants,
dans un précédent post j’expliquais que Cowboy Bebop, « c’est la vie ! ».
Avant de rentrer dans les détails et de faire tout un pavé sur le merveilleux film
qui découle de la série, il faut faire un rapide retour dans le temps et revenir à
la création de ce petit bijou.
Nous sommes en 2001. Cowboy Bebop, après 26 épisodes d’une incroyable intensité,
rend les armes. C’est la fin. Le générique final retentit, je déprime devant ma télé
tube cathodique, Canal+ se brouille et je me dit que jamais plus je ne reverrai la
bande à Spike de ma vie. Ouais mais voila, il s’avère en fait que j’ai tort. En effet,
à 9800km de chez moi, le réalisateur Shin’ichiro Watanabe, les trois producteurs de
Bebop et l’équipe de la série font leurs valises. Ils décident de quitter la société Sunrise
(apparemment trop esclavagiste) et de créer leur propre studio d’animation, baptisé
Studio Bones (pour ceux qui ne suivent pas, Bones est maintenant un des studios les
plus prisé du Japon, ils ont créés quelques unes des séries qui cartonnent le plus sur
l’archipel, comme RahXephon, Wolf’s Rain, Eureka Seven et leur succès international,
FullMetal Alchemist). Et la première annonce des studios Bones fut donc d’officialiser
la sortie prochaine d’un long-métrage dédié à Cowboy Bebop, baptisé
Knockin’on Heaven’s Door (Tengoku no Tobira/Les Portes du Paradis en nippon).
Ô joie : moins d’un an plus tard sortait donc ce long-métrage qui allait permettre
à tous les fans de Bebop (et moi le premier) de retrouver une dernière fois les plus
mauvais chasseurs de prime de la galaxie.
Le film se situe entre les épisodes 22 et 23 de la série (les aficionados de l’animé
savent que les épisodes 23 à 26 changent radicalement la physionomie de la série
et donc, il était logique de créer une histoire qui se déroule avant ces évènements).
Je copie/colle le résumé anglais façon Wikipédia parce qu’il est très bien fait :
The year is 2071, a few days before Halloween. A deadly virus is being released in
the capital city of Mars, and the government has issued a 300 million woolong reward,
the largest bounty in history, for the capture of whoever is behind it. The crew of the
spaceship Bebop : Spike, Faye, Jet, Ed and Ein, take the case with hopes of cashing in
the great bounty. But the mystery surrounding the man responsible, Vincent Volaju,
goes deeper than they ever imagined, and they are not the only ones hunting him.
The original creators of the virus have dispatched an agent named Electra to deal
with Vincent, as well as take out anyone who might uncover the truth behind his
murderous crusade against the Martian government. As the hunt for the man with
no past and no future continues to escalate, the fate of Mars rests with the Bebop crew,
a responsibility they aren’t so sure they can handle.
Il y a dans le film une espèce de réalisme qui tranche nettement avec la série.
Pour la première fois, le Bebop pose enfin les pieds sur terre : fini le fantastique, fini
les voyages galactiques. L’histoire se passe à la capitale (en gros, c’est New York) et
dorénavant, le héros c’est le citoyen. Spike et ses comparses déambulent dans les rues,
séparés, côtoyant ici des joueurs d’échecs sur un trottoir, là un marchand de tapis,
se fondant dans la foule, échouant lamentablement dans la plupart de leurs objectifs.
On est très loin de l’archétype des héros ultra mis en avant, avec une réussite indécente
au tir et un sourire colgate. Les cinq chasseurs de prime (oui, je compte le chien) qui font
office de héros sont des nazes, et c’est ce qui les rend attachants.
La scène d’intro (et celle de fin) est d’ailleurs toute consacrée à nous faire saisir
ce changement : je la mets en lien ici, vous pouvez la regarder sans rien
vous spoiler du film. Je la trouve vraiment bien fichue.

Que dire d’autre ?
La bande son est topissime, encore plus léchée que celle de la série. Une des
meilleures que j’ai entendue dans un film d’animation. J’ai les OST à la maison,
elles sont passées en boucle pendant un bon bout de temps.
Le bad guy du film, Vincent Volaju, est inspiré physiquement
de l’acteur Vincent Gallo (ça c’est de la bonne anecdote inutile hein)
L’édition Dvd française est à chier, et les doublages français et américains
aussi. Avant la sortie du film en France, j’ai réussi à choper une édition chinoise
(ou japonaise, je ne sais pas vraiment) du Dvd qui est magnifique.
Je ne sais pas si ça se trouve encore, mais je vous la conseille
plus que fortement (et puis sinon, BitTorrent, hein)
J’ai mis un trailer en lien si on clique sur l’image. Il est issu de
la version américaine mais il correct. Ce film c’est de la bombe.
Promis.








yes
Si si, on te lit toujours, le problème, c’est qu’à chaque lecture, je me retrouve avec un nouveau truc à devoir : écouter/lire/regarder ;-)
Bon là, sur ta série anime, je m’en sors pas trop mal, j’suis quasiment à jour!
Putain je vais être encore obligé de me regarder un truc en + à cause de toi… J’ai toujours hésité à me lancer dans cette série, bah c’est gagné..
ouais mais attends c’est trop pas long : 23 épisodes (dont les 3 premiers sont nuls, et oui faut le dire) de 20 minutes = 8h, un film de 1h30 et 3 épisodes de fin que tu vois pas passer, allez, en deux semaines c’est plié ! :)
à noter que l’intégrale des 26 épisodes est ressortie il y a pas longtemps pour une vingtaine d’euros,(doublages français à éviter)
Je vais mater le film dans la semaine qui suit
Je viens de revenir sur ton blog et quelle ne fut pas ma surprise de voir cet hommage que tu fais au cinéma d’animation japonais, tes dessins sont vraiment bien et j’adore lire tes commentaires!
Même si pour moi un des meilleurs manga, avec comboy bebop, reste vision d’escaflowne, tant par le graphisme que par la bande son, magique!
stephane > ah pétard ! Je viens de voir ça en effet. Et ben c’est bien cool ça. Joli coffret (j’ai les premières éditions dvd perso, elles ont une belle tranche mais les covers sont affreuses)
Amandine > héhé merci :)
Je me rappelle d’ailleurs qu’Escaflowne ça passait juste avant Cowboy Bebop sur Canal+. Même époque ouaip.
Cowboy Bebop, un bon successeur à notre fameux Cobra. C’était la bonne époque du manga, parce qu’avec One piece, bleach ou Naruto, uniquement des Shonen, quel est le dernier manga anime classe sorti en France sur nos petits écrans?