Je ne suis pas un grand fan de
Darren Aronofsky, il faut le dire.
J’ai vu Requiem for a Dream quand j’était
jeune, pour suivre la mouvance. J’ai à
l’époque beaucoup apprécié le film, que je
trouve avec le recul un peu facile, et puis
surtout, maintenant, la musique m’horripile
à un point tel que je n’ai plus aucune envie
de le revoir…
J’ai ensuite vu Pi, qui est sans doute considéré
par les fake cinéphiles comme un film « trop
excellent, indé à mort, barré et complètement
dans son trip »… du genre : « si tu n’aimes pas, c’est
que tu ne comprends pas tu vois! »
Mais pour le coup, c’est loin d’être ma tasse de thé.
Après ça, The Fountain… ou
comment réunir un casting qui coûte cher
pour un film qui n’en vaut pas la p…
hem… disons, pour un film agréable à
regarder quand tu dessines en même temps.
Et enfin, The Wrestler… pour lequel j’avoue que je n’avais
pas envie de payer 10 euros la place…
(plus assez confiance en Aronofsky)
surtout pour voir la gueule de Mickey Rourke…
putain Rourke quoi… sérieusement, si
j’avais su j’aurai envoyé un chèque à Darren pour
qu’il se paye un vrai acteur.
Malgré cela, je me suis laissé convaincre par
Maureen et Chloé d’aller voir Black Swan avec elles…
et bingo banjo, la magie a opérée !
Le vilain canard Aronofsky est devenu un cygne
majestueux, tudududu.

Black Swan est un film nerveux, électrique,
agressif, tendu, bénéficiant d’une mise en scène
puissante et virevoltante…
(ouais, rien que ça… en fait tous les
qualificatifs de ce genre fonctionnent pour
ce film)
Chaque scène trouve une forte valeur
métaphorique, chaque plan est magnifiquement
mis en scène.
Si je ne peux pas vraiment dire que le film m’a plu
(dans le sens où je n’ai pas envie de le revoir de sitôt),
il m’a en tout cas marqué…
…non pas comme un film, mais comme une réelle
expérience à vivre.
La prestation de Natalie Portman (pourtant
habituellement très loin de faire l’unanimité dans
mon coeur) est exceptionnelle.
La dualité du film est vraiment excellemment
gérée ( white swan/black swan, Portman et ses doubles,
la danse qui fait le culte de la beauté alors que les danseuses (Nina
en tête) deviennent de plus en plus décharnées
et hideuses… un film à la gloire du diptyque
« Beauté/Laideur » d’Umberto Eco…)
Comme je vous le disais, je ne suis
sans doute pas un grand fan d’Aronofsky,
puisque Black Swan est, je trouve,
ce qu’il a fait de mieux.
Rien d’autre à ajouter pour vous
convaincre d’aller le voir en salles…
Les critiques ont déjà tout dit à ma
place, comme toujours.
Ah si, je peux vous conseiller un
truc, c’est de bien manger avant d’y aller…
Pour finir, un petit mot sur les affiches
pour la promo du film, sublimes :
vous n’avez qu’à cliquer ici,
là, ici et encore là pour vous en mettre
plein les mirettes…
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