Archive de l'Auteur

J’aime pas la Fête Des Lumières

N’oubliez pas que toutes les semaines je fais une petite
note pour l’édito du site May I Introduce You.
Je ne pense pas le redire à chaque fois, mais bon,
parfois une piqûre de rappel fait du bien si, comme
moi, vous avez tendance à oublier les choses en
un temps record.

Lire l'article entierCommentaires { 5 }

Mildred Pierce

Le succès de la série Boardwalk Empire a donné envie
à HBO de continuer sur sa lancée. Et pof, on voit poindre
une nouvelle adaptation de Mildred Pierce, 65 ans après la
version où elle était incarnée par Joan Crawford.
Retour donc à la Grande Depréssion, à la Prohibition d’alcool
et au rôle ingrat de la femme dans la société américaine
de l’entre-deux-guerres.

La mini-série (ouais, c’est apparemment son appellation officielle)
est séquencée en 5 épisodes de 50 minutes.
L’esthétique et l’ambiance sonore sont très léchées,
entre Boardwalk Empire et Revolutionary Road.

L’histoire nous fait suivre une partie de la vie de Mildred Pierce,
femme de caractère qui décide d’échapper à son carcan
de gentille épouse américaine au foyer (un sujet décidément
très en vogue dans les séries actuelles : on peut retrouver un
peu le même rôle dans Mad men, Boardwalk…).
Mildred décide de se séparer de son mari qui la trompe
(une décision difficile à une époque où les femmes sont totalement
dépendantes des revenus de leur époux) et de chercher un boulot.
Les malheurs pleuvent sur la pauvre femme mais
celle-ci, à force de ténacité, finit par s’en sortir, puis devenir
une véritable femme de pouvoir, avant de s’écrouler.
Mildred ne voit le piège qui se referme sur elle ni
que son petit empire s’ébranle depuis ses fondations.
Le final est d’une ironie et d’un cynisme absolument grinçant.
Le destin est parfois une belle saloperie.

Mais le point le plus important de la série réside dans
les relations mère/fille. Car oui, Mildred a une fille : la créature
la plus capricieuse, égoïste, exécrable et ingrate de la planète.
Veda Pierce (c’est son nom) est une jeune fille particulièrement
intelligente et manipulatrice, totalement en inadéquation avec les
principes de sa mère. Veda, l’artiste, musicienne puis cantatrice,
voue une aversion sans fin pour sa mère, qu’elle juge responsable
de tous les malheurs qui s’abattent sur sa famille.
Malgré cela, Mildred est une mère dévouée, usant de toutes
ses forces pour le bien-être de sa fille. Elle ne comprendra ni ne
se remettra jamais de ses disputes incessantes avec Veda,
jusqu’à un final bouleversant entre les deux femmes.

J’ai d’ailleurs choisi de mixer dans
mon dessin deux images assez révélatrices des deux parties
de la série : d’un côté Mildred et sa fille (encore enfant) sont
insouciantes et joyeuses, alors qu’elles n’ont aucune stabilité financière
et que la famille tombe en ruine.
De l’autre côté, une Mildred sombre, soucieuse et lasse, parce que,
malgré sa réussite en tant que femme, elle a échouée en tant que mère,
et c’est ce qui provoquera sa lente descente aux enfers.

Après avoir été interprétée par Joan Crawford, qui avait
obtenu un Oscar pour sa performance, Mildred
est cette fois-ci représentée par une Kate Winslet toujours aussi juste
et qui donne une nouvelle profondeur au personnage.
Winslet est l’actrice la plus incroyable de son temps,
elle agrémente son personnage de son propre ressenti et de sa
propre expérience de la vie. Mildred en devient effroyable de
réalisme : la scène où elle se regarde dans le miroir en fronçant
presque imperceptiblement les sourcils est fascinante.
Winslet, déjà nommée six fois aux Oscars (à 36ans, un record
jamais égalé dans l’histoire du cinéma), rafle un nouvel Emmy et
devient, avec Katharine Hepburn et Meryl Streep, une des actrices
les plus titrées de l’histoire. A juste titre, si vous voulez mon avis.
Le personnage de Veda est quant à lui interprété par la succulente
Evan Rachel Wood, transformée pour le rôle en
beauté glaçante et agaçante.

Il ne vous reste plus qu’à regarder le trailer
en cliquant sur le dessin, et vous faire votre
propre opinion.

Lire l'article entierCommentaires { 0 }

Salon de Montreuil 2011

Hé ! Je dédicace au Salon du Livre
de Montreuil samedi 3 Décembre
à partir de 16h.

Si vous voulez autre chose qu’un dessin
tout gentillet pour gamin, si vous voulez
un truc qui saigne et qui déroge à toutes
les règles des droits de l’homme, venez me voir
sur le stand des Editeurs Gulf Stream.

Lire l'article entierCommentaires { 6 }

The Truth Is Out There

Une rapide discussion avec moi vous
apprendrais que The X Files est ma série fétiche.
Et aussi étrange que ça puisse paraître,
je crois n’en avoir jamais parlé ici.

X-Files, mon amour, tu as un peu vieilli, et,
parfois, il faut un peu se forcer pour y croire. Mais,
je constate qu’il émane toujours la même magie lorsque
je regarde un épisode et que le générique retentit.

Il faut dire que Chris Carter a modelé sa série d’une
main de maître, et que les 9 saisons qui la compose
sont impitoyablement bien orchestrées.
Certains préfèrent X Files pour sa trame principale (complot gouvernemental
et entités biologiques extra-terrestres), qui s’étale sur 9ans et 75 épisodes,
trouvant dans le dernier (The Truth) une conclusion impeccable, qui résume et
explique dans les moindres détails tous les éléments de la série.

D’autres, au contraire, préfèrent les autres épisodes, ces
petites enquêtes sans prétention grandiloquente touchant à l’avenir de l’humanité,
où le côté paranormal est souvent bien plus exacerbé. Certains sont assez mauvais
(si si, il faut le dire) mais d’autres sont de véritables pépites :
qui n’ a pas frissonné devant Space, Ice, Dod Kalm (le Vaisseau Fantôme),
Humbug (Faux Frères Siamois),  Home (La Meute), The Field Where I Died,
Triangle…  et j’en passe. Faites appel à votre mémoire… je suis sûr
que vous avez gardé en tête quelques épisodes, peut-être différents
de ceux que je viens d’énoncer, qui vous ont fait frémir comme
moi quand vous étiez gosses (ou pas gosse, hein, peu importe).

Je me rappelle avoir vu dernièrement l’épisode Zero Sum (Nid d’Abeilles),
où Mulder et Scully laissent place à Skinner en tant que protagoniste
principal. Presque pas de surnaturel, mais vraiment magnifiquement
construit, des super enchaînements de plans, ultra efficace, sobre
mais au suspens haletant.
Ce qui me fait penser que la Saison 4 est vraiment la plus aboutie,
TOUS les épisodes (à part Teliko) sont super et c’est dans celle-ci qu’on
retrouve les mythiques Tunguska, Tempus Fugit et Gethsemane
(Le Baiser de Judas).

Et puis, comme dans chaque série, il y a les épisodes spéciaux, les
épisodes marrants et qui ne veulent rien dire. X Files n’échappe
pas à la règle et propose son lot de distractions : Jose Chung’s ‘From
Outer Space ‘
(Le Seigneur du Magma), Bad Blood (Le Shériff à les dents
longues) ou encore How The Ghosts Stole Christmas (Les Amants Maudits).

X Files, fer de lance d’un genre nouveau dans les séries, a trusté pendant
9 ans la télévision américaine et mondiale, s’offrant tant de récompenses
qu’il n’est même pas possible de les énumérer ici. Elle le doit bien évidemment
à ses thèmes avant-coureurs (frôlant l’anticipation : un épisode sur le 11septembre
avant le 11septembre, et bien sur la fin du monde 2012 du calendrier maya
10ans avant que tout le monde ne s’y intéresse)
mais elle le doit également à ses deux personnages principaux,
Fox Mulder et Dana Scully.

(je remets le dessin en Noir et Blanc ici car je crois que
je le préfère comme ça)

Il faut le dire tout de suite : quand j’étais gamin, Mulder
et Scully étaient de vrais héros à mes yeux. Plus que n’importe
quelle autre figure héroïque, j’aimais les deux agents du FBI.

X-Files, c’est l’histoire de Fox Mulder racontée par Dana Scully.
Oui, Scully, c’est le personnage principal, il n’y a aucun doute
la-dessus. C’est elle que l’on suit la plupart du temps (des premières
minutes du pilote, de ses conclusions d’épisodes en voix-off jusqu’au
deux dernières saisons focalisées sur elle) et c’est le rouage principal
de l’histoire. Scully, le pion du gouvernement devant couler Mulder,
mais qui se révélera être celle qui le sauve
et lui donne une nouvelle impulsion.
Car oui, Mulder est le vrai héros de la série, mais il n’éclate de toute
sa classe que parce qu’il est raconté à travers Scully (il disparaît même
pendant presque la totalité des deux dernières saisons, ce qui ne fait que
renforcer son mysticisme. Il brille littéralement par son absence.)
Mulder, un type excentrique, paranoïaque et entêté. Le vilain
petit canard du FBI, le grain de sable dans les rouages bien huilés
du gouvernement, extra-terrestre parmi les hommes.
Lancé de toute ses forces dans sa lutte pour retrouver sa soeur,
sa motivation, sa raison de vivre, son deuil impossible.
Mulder, l’homme jamais résigné, lancé à la recherche de lui-même,
finalement,à la recherche de la Vérité, une vérité impossible à trouver,
but inatteignable, col sans fin…

Mais l’intérêt n’est pas là, il le sait et on le sait aussi, téléspectateur.
L’intérêt, c’est de le voir évoluer tout au long du chemin qu’il arpentera,
tout ou long des rencontres qu’il fera : Walter Skinner, Alex Krycek,
Marita Covarrubias, The Lone Gunmen, L’Homme à la Cigarette,
John Doggett, Monica Reyes…

Je sais qu’il ne faut jamais dire jamais, mais je ne
pense pas retrouver un jour les même sensations avec
une autre série. X Files est un monument, un monument
de mon enfance. M’y replonger, c’est replonger dans tant
de souvenirs. Mulder et Scully m’ont accompagné pendant
presque dix ans de ma vie. Et ce n’est pas fini.

Il reste un dernier film, qui devrait sortir fin 2012,
pour conclure définitivement la mythologie.
Une conclusion qu’on imagine dantesque, 14ans
après Fight The Future. Une conclusion inéluctable,
que tous les humains réuni ne sauraient retarder.

Lire l'article entierCommentaires { 9 }

Horse Riding in Skyrim

Après un tel titre et un tel dessin,
est-il utile de préciser que je gâche
ma vie sur le dernier Elder Scroll ?

Si si, on peut parler de gâchage de vie
en bonne et due forme hein, puisque les 90% du temps
de jeu tu les passes sur un cheval à admirer
(oui, tu te surprendras à ADMIRER)
des montagnes, vallons, chutes d’eau, ciel étoilé, aurores boréales
et autres paysages en polygones 3D de ce genre.

Et tu en auras du temps pour regarder les
fougères alentours, tant ton cheval est un gros
tas de graisse qui se traîne.

Il faut dire que tu ne l’aides pas, ton personnage
étant criblé d’armes sur chaque partie de son corps.
Ici un arc elfique à la con, là une hache orc,  un gros
bouclier nordique, une épée de 5m forgée dans une
matière inconnue (mais lourde, forcément) et ça et là,
quelques dagues un peu cachées sous ton armure en acier.

Et puis, au détour d’un bosquet, tu déloges un ours, un
troll ou, si t’as moins de chance, un dragon, et là tu te fais
tuer en trois secondes, et ta dernière sauvegarde était
3h avant, quand tu venais d’entrer dans un dongeon
à l’autre bout de la map.

Merci, Skyrim, d’être à ce point medieval-fantasy
que tu en es presque comme l’anneau unique :
je ne peux pas me passer de toi mais tous les jours,
tous les jours j’ai envie de te balancer dans les
flammes de l’enfer.

Lire l'article entierCommentaires { 6 }
Page 10 sur 164« Dé...89101112...203040...Fin »