Je ne vais pas faire un résumé exhaustif de
tout ce que j’ai fait à Londres la semaine dernière,
vu que Maureen a déjà fait un post conséquent,
et que tout a déjà été dit et redit sur cette ville.
Je me contenterai ici de retranscrire les petites
notes que j’ai prises en parcourant la city, le tout
agrémenté de petits croquis à l’encre de chine jetés
directement sur le papier.
DAY 1
-Arrivée à Londres. Il pleut.
« It’s raining cats and dogs »

-vue du Vauxhall Bridge-
- A l’Hotel, La qualité du service laisse plus qu’à désirer :
l’eau de la douche coule en mince filet continu, la chasse d’eau ne
chasse rien, la fenêtre ne se ferme pas et le lit est désastreux…
- A la St George’s Tavern, je commande un Aberdeen Angus Burger.
L’eau est payante, je décide donc de continuer le séjour en ne buvant
que des pintes. Découverte fantastique : la HP SAUCE ! Une sorte
de ketchup au vinaigre. Miam.
(Ps : vous pouvez d’ailleurs en trouver dans
n’importe quel Monop français)
- Liste des mots français connus par le serveur :
Sacrebleu, Saperlipopette (qu’il prononce « saperlipoupette »), amour,
pétanque, roquefort, bonsoir.
-Descente de Belgrave Road, direction Pimlico et le Tate Britain.

-Tate Britain-
- En Angleterre, tout est payant, tout : les cimetières, les églises et même l’eau (bordel),
la seule exception : les Musées. Classe.
Au Tate, je me retrouve enfin nez-à-nez avec les oeuvres de Turner, ainsi
qu’avec Sargent, Lucian Freud, Francis Cotes, Constable, Waterhouse
et Francis Bacon.
(Ps : en cliquant sur les noms, vous verrez une de
leur oeuvre présente au Tate)
- En Angleterre, tout est à l’envers, jusqu’aux arrêts de bus :
en effet, au lieu de regarder la route, vous êtes tourné du côté des immeubles.
Pas pratique pour voir le bus arriver…
DAY 2
-Pendant la nuit, une employée de l’Hotel s’est électrocutée à cause
de la pluie battante qui a tout inondé. Maureen a mal dormi,
et a des énormes piqûres sur tout le bras. Dieu sait quel vermine
en est la cause. Nous décidons de changer d’hotel sur les conseils de
la seule employée à ne pas avoir démissionné, et nous installons
juste en face dans un EasyHotel, plus propre et moins cher.

-Madame Tussauds-
- J’apprends qu’en Angleterre, une Ale n’est pas une bière (Beer). La serveuse
ne semble même pas comprendre qu’on puisse mettre les deux dans la
même catégorie : Ainsi, une Kilkenny, London Pride, Wothington et Orval
ne sont pas des « beers » mais des « ales ».
Etrange. M’enfin, ça ne m’empêche pas de les consommer.
- Visite de Madame Tussauds. On s’essaye aussi à
l’Expérience 4D Marvel, assez réussie. On se prend des griffes dans
le siège, de l’air comprimé dans les cheveux et de la flotte à tout va.
Maureen fait une drôle de tête.
- Le soir, on décide d’aller au cinéma sur Leicester Square, en
passant par Charing Cross Rd. Découverte intéressante
(confirmée plus tard par un français habitant à Londres), le cinéma
et les Londoniens, ça fait deux : pas beaucoup de salles, pas beaucoup de
films proposés (et de plus, des films sortis depuis au minimum un mois
en France (Tamara Drewe allait seulement sortir quand nous y étions))
Au cinéma, on choisi sa place sur une carte miniature de la salle,
avec bien sur différents tarifs selon l’endroit. Au final, la moins chère
nous est revenue à 14 pounds chacun (soit 17 euros la place)
(je ne commenterais même pas la salle non inclinée et le rideau bordant
l’écran qui se ferme entre les bandes-annonces… niveau ciné, on dirait
que les anglais sont un peu retardés. Dommage. Vraiment dommage.)
DAY 3

-Natural History Museum-
- Au petit matin, nous allons manger dans un Pret-A-Manger,
l’enseigne qui fait fureur à Londres (sans mentir, il y a des endroits
où on peut en voir trois par rue)
Je choisis du Porridge et une boisson pétillante à base de raisin blanc
et de sureau. Mauvaise idée pour les deux.
- Le sirop à l’eau n’existe pas. Non. Les Anglais préfèrent le mettre
dans le café. Weird.
-Visite du Natural History Museum, qui attire une foule pas croyable.
Tout le monde se presse dans la partie des dinos (pourtant bien naze)
Nous nous éclipsons dans une aile du bâtiment dédiée à la recherche,
où il n’y a pas âme qui vive, mais des centaines de bocaux remplisde formol et de
toutes les créatures possibles : cétacés, foetus de poulin, rats norvégiens,
tortues, renards…
- A South Kensington, on passe devant l’ambassade de France,
ainsi que sur le lieu où ont vécu Francis Bacon et John Everett Millais.
Passage devant le Albert and Victoria Museum.

-plat de Fish & Chips typique-
-Direction Notting Hill, et le Portobello Market.
Je discute avec un marchand de livres, qui peut me réciter
Mr.Vertigo de Paul Auster par coeur. Je lui achète les
Notes From Underground de Dostoïevski dans une
magnifique édition.
DAY 4
- Cette fois, mon petit déjeuner est composé de toasts
beurrés et de saumon fumé. C’est déjà mieux.
- Direction Highgate et Archway, où se trouvent
des barraques splendides, des manoirs comme on en voit
dans les films. On visite le Highgate Cemetery (le cimetière où
est enterré Karl Marx), un cimetière comme on en voit dans
les films : les tombes sont à l’abandon et la végétation recouvre le tout.
C’est glauque et magnifique à la fois.
Le guide est drôle. En fait, les anglais semblent dotés d’un sens
de l’humour assez décapant, même pour les trucs les plus sérieux.
On devrait peut-être en prendre de la graine.
- Maureen voulait absolument goûter les cupcakes d’Hummingbird Bakery,
et grand bien lui en a pris : c’est tout bonnement délicieux.
Je ne suis pas fan des cupcakes à la base, et c’est normal : nos cupcakes à nous
sont fadasses et peu inspirés. Chez Hummingbird, il y a le Red Velvet,
une pure merveille carmin et blanche au goût de cheese cream.
- On visite Camden Town, parce que c’est à faire, mais
je n’y trouve pas trop mon compte : une foule inimaginable (dont
80% de touristes) et des magasins de T-shirts à soi disant-bas-prix
mais-en-fait-non. C’était histoire de voir les immeubles stylés et ornés
de tout et n’importe quoi.

-Camden Town-
DAY 5
- Journée à Liverpool Street. On passe la matinée au Brick Lane Market (awesome).
Les Anglais sont tellement plus ouverts d’esprit, notamment au niveau du look.
Ils osent tout, et il y en a pour tous les goûts. Je crois que c’est là, en parcourant
Brick Lane, que j’ai compris qu’il était possible de se faire plaisir au niveau
vestimentaire. C’est un des trucs que j’ai le plus regretté de Londres : tous ces gens
habillés comme bon leur semble, et qui se fichent des excentricités, mieux : qui les aiment.
Encore un point pour l’Angleterre. Frigide, elle ne l’est que par sa température.
Tout à ton inverse, France.
- A midi, on mange un buffet Pakistanais. A ma grande surprise et la sienne,
Maureen adore ça.
- On finit la journée par le marché couvert de Spitalfields.
Au final, j’ai réussi à me procurer Léviathan de Paul Auster, The Catcher in The Rye
de Salinger, le Dvd de Donnie Darko, une veste et
une chemise « vintage ». Tout ça à très bas prix.
DAY 6

-Picadilly Circus-
- Pour la dernière journée, on visite Hyde Park, avec ses Canada Geese
et les écureuils qui viennent nous manger dans la main.
Ensuite, on pousse jusqu’au Harrods (le Printemps anglais) pour les
souvenirs à ramener à la famille.
-La phrase que l’on entend le plus à Londres : Mind The Gap.
Il faudra finir par leur expliquer, aux dirigeants du Tube, que l’on
n’est pas assez bête pour mettre le pied dans le fossé séparant le métro
du quai.
-Et puis, le passage obligé par Picadilly Circus, et un repas au Burger King,
histoire de dire qu’on a testé. Et franchement, c’est moyen-moyen.
Ca ne vaut pas un bon McDo bien gras.
Voila. Le voyage est terminée. J’ai volontairement sélectionné ces passages.
Il s’est passé tellement d’autres choses… il me fallait faire un tri.
Dans l’avion, j’étais un peu amer. Amer de rentrer.
Je m’excuse d’ailleurs auprès de toi, Maureen, j’ai pas dû être
très fun ce soir-là…
Ce voyage avait pour moi une double utilité : la première, bien sur,
c’était de passer une semaine de vacances loin des mails et des planches
à rendre, avec ma copine.
La deuxième, c’était de m’acclimater au pays, en vue, pourquoi pas,
d’y vivre plus tard.
Après trois jours, je m’étais dit : bon, l’Angleterre, c’est cool, mais on
ne mange pas aussi sainement qu’en France, le cinéma coûte cher et ne
propose pas vraiment de films intéressants et la Bd est complètement inexistante.
Pourtant, à la fin de la semaine, j’étais triste de rentrer. Triste
de revenir à ce pays morose, et à ses habitants peu accueillants.
Londres est si belle. Paris et Lyon tellement déprimantes.
Dessinateur de Bd en France est-il un meilleur compromis que Docker en Angleterre…
La question se pose presque tant ces six jours ont été une renaissance.
Pour la première fois depuis longtemps, je me suis senti bien.
Bien dans la ville, bien dans mon corps, presque apaisé.
PS : Merci à Mélisande pour toutes ses petites adresses
et ses bons plans.







Tu t’es fait plais’ mon ptit salaud ! ;-)
Chouette compte rendu cher Renard, ça file quand même sacrément envie de décoller de Lyon.
;)
Moi je conseille Berlin.
Mais ton compte rendu était cool :)
Merci pour ce petit carnet de route original ! Je te comprends car London évoque beaucoup de nostalgie pour moi! En fait je m’y sens bien là bas tout comme toi!
Je leur donnerai le bonjour de ta part dans quelques temps ! ;)
Hello,
Juste un truc sur les cinés. J’ai découvert des choses que je n’avais jamais vu en France. Y a un ciné à Liverpool (et je ne pense pas que ce soit un fait complètement isolé) où tu as des salles plus fun, genre avec des canapés (3 places, séparés les uns des autres), c’est intéressant. :)
Concernant les sorties de films, tu as le choix entre les films qui sortent partout en même temps, certains qui sortent ici avant (l’avant dernier woody allen par exemple) et ceux qui sortent après (généralement des films de réalisateurs anglais produits par des français !)
Par contre niveau fréquentation des anglais m’avaient expliqué qu’en fait en 20 ans le ciné a beaucoup perdu en Angleterre. Il s’est fait bouffé par la télé. C’est moche. Mais faut dire aussi qu’il y a 10 ans dans les ciné tu pouvais ramener à boire et fumer des clopes.
Je suis une française expatriée à Londres donc ça me fait plaisir de lire ton article.
Je suis une graaaaaaande amoureuse de Londres <3
Concernant le cinéma, moi j'ai vu pas mal de films qui sont sortis en Angleterre avant de sortir en France et le cinéma où je vais, il n'y a pas de rideaux devant l'écran oO Je ne sais pas où tu es allé, ms ça m'étonne quand même!
Londres, la ville des esprits libres, un look vestimentaire hors du commun… Je crois que j'aurais bcp de mal à retourner en France et vivre avec des gens aussi fermés d'esprit que la plupart des français….
J’appuie les commentaires de mes camarades expatriés : le cinéma en Angleterre n’est pas aussi mort qu’il y paraît. Juste unexemple, Scott Pilgrim vs the World est déjà sorti ici alors qu’il n’est pas prévu avant décembre en France.
Je fréquente un ciné indépendant, le Duke of York, qui a une excellente programmation de films indépendants, de blockbusters divers et de vieux films (j’ai vu Casablanca sur grand écran grâce à eux, c’était classe). Ils font des soirées à thème, les places sont raisonnables (£8 pour les non-abonnés, £6 pour les abonnés), on peut boire dans la salle (et oui quand même, c’est l’Angleterre, il faut pouvoir picoler) et ils ont des canapés sympas pour £10 la place.
Leicester Square c’est vraiment trop orienté blockbuster, ces salles sont un peu pourries et le prix des places, du vol intégral. Mais c’est là qu’ils font les soirées d’avant-première avec les stars, donc j’imagine que c’est avec ça qu’ils se justifient… A éviter donc ;-).
Ravie de voir que vous avez aimé l’Angleterre et Londres en tout cas, moi ça fait 6 ans que je vis à Brighton et je n’ai pas vraiment envie de rentrer en France non plus.
Ton résumé me rappelle à quel point j’aime « ma » ville d’adoption merci…
A part ça une voix de plus pour les cinémas anglais de la part d’une expatriée ! Le Duke of York oui oui oui mais aussi les cine-arts de Shoreditch et Dalston !
Et pour la nourriture en tant que végétarienne je n’ai jamais eu autant de choix et de bons plats qu’à Londres. Les marchés comme le Borough Market sont pleins de produits frais et de très bonne qualité donc si on évite les Fried Chicken and co on peut manger sainement chez les English !
Bon je ne travaille pas pour l’office du tourisme de Londres donc j’arrete là mais il fait vraiment bon vivre et être soi-même ici !!!
Mélanie > héhé, j’avais même pas besoin de ça pour me convaincre que c’est mieux. J’ai bien vu par moi-même ;)
T’as de la chance en tout cas… hummm (songeur)
Delphine > okay, bon, c’est juste qu’on a pas vraiment creusé. J’imaginais bien qu’il y avait tout de même quelques petites salles indé (enfin j’espérais) .
Je te comprends. Je connais pas trop Brighton, j’vais aller me renseigner…
ah mais cooool, c’est une station balnéaire et c’est de la que viennent les Pipettes, The Kooks et Bat For LAshes !! classsse ! et puis ça a pas l’air trop loin de Londres en plus…
:D
Marion > « Londres, la ville des esprits libres, un look vestimentaire hors du commun… Je crois que j’aurais bcp de mal à retourner en France et vivre avec des gens aussi fermés d’esprit que la plupart des français… »
A qui le dis-tu :/
Glorb> « Par contre niveau fréquentation des anglais m’avaient expliqué qu’en fait en 20 ans le ciné a beaucoup perdu en Angleterre. Il s’est fait bouffé par la télé. C’est moche. »
et par les spectacles aussi non ?
ils ont l’air grave à fond des trucs genre Witched etc.
Max Bright > passe le bisou à ta soeur et use à fond mon Oyster Card !! :d
à demain. Bisous.
Gary > oui dans ma « Hype List » y’a noté :
-canada -berlin -islande -japon
donc tu vois ! c’est pour presque bientôt :D
Raymoundo > bah oui ! tu me connais ! :)
hasard > tu m’étonnes, John !
remarque interessante au plus au point, le mind the gap est remplacé à Paris par le « attention à la marche… en descendant du train » dns le métro, avec la voix descendante à la fin.
cool comme note, ca rend super bien les ptit croquis je trouve.
Passe par Montréal, tu ne seras pas déçu.
On a des Burger King ET des McDo. Woohoo.
Tout de même, ça a l’air sympa, Londres.
Love.